La critique postmoderne de l'éthique de l'environnement

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La philosophie écologique constitue un progrès important dans l’évolution des mentalités dans la mesure où elle a permis d’étendre l’éthique, jusque-là sociale, au-delà de la sphère de l’humanité, pour conférer aux entités non humaines un statut moral et juridique. En portant ainsi un coup à l’humanisme intégral, elle appelle l’homme à une nouvelle responsabilité dont le but principal est de préserver la nature de toute exploitation excessive pour le maintien de l’équilibre anthropo-écologique. Pour y arriver, il ne suffit plus d’affecter de façon métaphorique des droits à la nature, mais de procéder à la restructuration de la philosophie dualiste sur laquelle repose l’éthique écologique actuelle : l’ontologie de la modernité dont le cartésianisme s’est fait l’écho. Seule une telle restructuration permet de passer d’une éthique de l’environnement, par nature dualiste, à une éthique de l’écoumène qui pense l’homme comme un être fondamentalement géographique.

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