Métabolites secondaires et activités biologiques des extraits de l’écorce de tronc de Khaya senegalensis
Abstract
En Afrique et en particulier au Bénin, les plantes médicinales constituent le moyen le plus utilisé pour résoudre les
problèmes de santé humaine et animale. La flore béninoise est riche en plantes utilisées pour traiter les maladies gastrointestinales
des animaux d’élevage dont les potentiels chimique et biologique restent encore inconnus. C’est pour corriger
cette insuffisance que le présent travail vise la valorisation de Khaya senegalensis aux plans chimique et biologique. Après un
criblage phytochimique, les teneurs en composés phénoliques des extraits de Khaya senegalensis ont été déterminées au
spectrophotomètre. Les activités antibactérienne et antiradicalaire ont été évaluées respectivement par les méthodes de
dilution dans les microplaques et au DPPH. Les principes actifs de K. senegalensis ont été caractérisés par CG/SM. Plusieurs
métabolites ont été identifiés. Les extraits bruts (extraits éthanolique, hydroéthanolique et aqueux) de K. senegalensis ont
montré une activité antiradicalaire plus faible comparativement aux fractions éther éthylique (IC50=0,09μg/ml) et acétate
éthylique (IC50=1μg/ml) qui sont plus actives que le BHA (IC50=4,8μg/ml) et la quercétine (IC50=3μg/ml) qui sont des composés
de synthèse. De l’activité antibactérienne, il ressort que les extraits buts et les fractions de cette plante ont une activité
bactéricide vis-à-vis de Escherichia coli et de Klebsiella pneumoniae. Des résultats de l’analyse chromatographique, il ressort
que l’écorce de K. senegalensis contient de glycérol, de l’éthanoate de glycérol, de pyrocatéchol, de l’octadécanamide et de neoergostérone comme composés majoritaires. La diversité en métabolites, les activités antiradicalaire et antibactérienne
intéressante de Khaya senegalensis, pourraient justifier l’usage de cette plante dans la pharmacopée vétérinaire
