MOBILITE URBAINE ET DEGRADATION DE LA QUALITE DE L’AIR DANS L’AGGLOMERATION DE COTONOU AU SUD DU BENIN
Loading...
Date
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
Au Bénin, la croissance démographique et spatiale a des effets sur l’évolution des mobilités urbaines. Il s’ensuit, des émissions de gaz imputables aux déplacements. La recherche vise à évaluer les conséquences environnementales générées par les flux des déplacements sur les populations de l’Agglomération de Cotonou.
L’approche méthodologique adoptée est axée sur la recherche documentaire, la collecte de données auprès d’un
échantillon par commune. Le traitement des données et l’analyse des résultats sont réalisés à l’aide du modèle
Pression, Etat, Impacts et Réponses. L’évaluation du niveau de la pollution générée par le trafic motorisé s’est
faite avec des capteurs solaires "CairPol" installés sur les carrefours OPT-PK3 (Akpakpa) et Akossombo-Vèdoko.
Les polluants mesurés sont le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre et le couple ozone/dioxyde d'azote. Un
dispositif complémentaire composé de voiles de couleur blanche a été mis en place sur les grandes artères pour
apprécier le niveau de pollution après analyse au laboratoire. Il ressort des résultats que le transport à deux roues
constitue le mode de déplacement le plus utilisé (56,2 %). Selon 83,3 % des usagers, la congestion du trafic et la
pénibilité de la circulation traduisent les conditions difficiles de déplacement et participent aux émissions de
polluants dans l’air. L’analyse montre une concentration bimodale des polluants (CO et SO2) dont les pics
s’observent entre 7h et 9h du matin et entre 18h et 20h du soir. Quant aux concentrations moyennes journalières
de SO2, elles dépassent la norme béninoise. La cartographie spatiale révèle une variation sur l’ensemble du
territoire ce qui montre que la dispersion des polluants dans l’air dépend de l’état de l’atmosphère. L’observation
au microscope et à la loupe des débris de voiles montrent de sables grossiers, fins et de la poussière (70 %), des
débris végétaux (10 %), des fils nylon (10 %), etc. Cette situation de pollution n’est pas sans conséquences sur la
santé des populations et sur l’environnement
