Le corps dé-couvert dans Tes lèvres où j’ai passé la nuit de Barnabé-Akayi
Abstract
Barnabé-Akayi, à la fois dramaturge et romancier, est connu également comme poète. Sa quatrième œuvre poétique fait l’objet de la présente étude suscitée fortement par la prose ininterrompue, sans signe de ponctuation, qui transparaît des belles pages intérieures. Mêlant attirance et répugnance, associant images concordantes et représentations discordantes, celles-ci exposent le corps de la femme comme un objet de désir et, le sexe féminin, comme un lieu d’adhésion parfaite, de communion profonde, d’harmonie épanouissante et de vie nourrie. Tout le texte est présenté et reçu comme un chant que rien n’interrompt, un hymne au corps dé-couvert de la femme qu’expose sans ménagement la page de couverture de l’œuvre. Il éveille la curiosité du lecteur et provoque son attention dans une perspective de purgation, de libération. Il s’offre, de ce fait, comme un menu solide s’inscrivant convenablement dans le champ de l’analyse stylistique que nous réalisons en nous fondant la sémiostylistique définie par Georges Molinié. Les analyses permettent d’identifier dans l’œuvre trois niveaux d’appréhension du corps féminin : un corps dénudé, un corps désiré, un corps révélé.
