LES PROJETS D'AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE DE LA BASSE VALLEE DE L'OUEME DE LA PERIODE COLONIALE AU RENOUVEAU DEMOCRATIQUE : QUEL BILAN ?
Abstract
De la période coloniale à l'avènement du renouveau démocratique en 1990, le Bénin avait opté pour l'aménagement hydro-agricole de la vallée de l'Ouémé où des projets dans ce sens ont été exécutés tour à tour par la Mission d'Etudes de l'Ouémé, la Mission d'Aide Chinoise de Taïpeh, le Projet Ouémé, la SADEVO (Société Nationale d'Aménagement et de Développement de la Vallée de l'Ouémé), la SONIAH (Société Nationale d'Irrigation et d'Aménagement Hydro-agricole) et l'OBAR (Office Béninois d'Aménagement Rural). L'objectif que visaient ces organismes était d'aménager plus de 7000 hectares de terres et de former les paysans locaux et les vulgarisateurs aux techniques rizicoles. Mais ces expériences ont échoué en raison du mécontentement des paysans suscité par l'expropriation des terres, de la perturbation du calendrier agricole traditionnel, de la pénibilité du travail, de la faible rentabilité du riz, et de l'incapacité des organismes d'aménagement à susciter une forte adhésion des paysans aux innovations.
