VULNERABILITE DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LA COMMUNE DE BOHICON AU BENIN
Abstract
L'accroissement de la population dans la commune de Bohicon et la fonction commerciale que joue la ville en tant que pôle économique du moyen-Bénin ont renforcé le besoin en infrastructures de transports et l'offre de transport. Cependant,
on constate de plus en plus, les effets néfastes des changements climatiques sur les infrastructures de transport routier, constituant ainsi un frein au développement économique de la commune. L’objectif de cette étude est d’étudier la vulnérabilité des
infrastructures de transport routier aux changements climatiques dans la commune. L’approche méthodologique adoptée dans le cadre travail est basée
essentiellement sur la collecte des données, le traitement de ces données puis l’analyse et l’interprétation des résultats. Ainsi, les données climatologiques, infrastructures de transport, etc. ont été collectées. Les questionnaires de même que les guides d’entretiens sont utilisés pour collecter les informations auprès des
populations cibles sur l’état des infrastructures routières. Ainsi, un échantillon de 365 individus a été dégagé. La statistique descriptive et l’Indice de Vulnérabilité des
Infrastructures de Transport aux Aléas Climatiques (IVITAC) sont mises en contribution pour traiter et analyser les résultats.
Les résultats montrent que le cadre biophysique est favorable au développement des infrastructures de transport dans la commune de Bohicon. Pour 75 % des enquêtés, le transport routier est le mode de transport le plus utilisé dans ladite commune. Ainsi, les infrastructures les plus exposés aux effets de changements climatiques sont les routes, les parkings et les gars de mini bus. Selon 62% des usagés enquêtés, la hausse des hauteurs des précipitations impose des contraintes d’ordre fonctionnel pour les infrastructures et induit des dégradations considérables sur le système de transport. D’après le modèle IVITAC, il est montré que le nombre de segments de100 m de route sur les axes retenus, selon leur classe de vulnérabilité à l’érosion, seront plus importantes. La hausse est plus marquée pour les segments de vulnérabilité critique à l’érosion qui passent de 5 en 2020 à 27 en 2100. En 2020, 13,3 % des segments de routes étudiés sont vulnérables à l’érosion. Cette proportion monte à 23,4 % d’ici 2060 et à 34,2 % d’ici 2100. Cependant, des stratégies de réhabilitation et protection des infrastructures à court et à long termes existent.
