Stylistique d’Abiku, de Mwènè ou les isotopies ignifères et aérifères dans L’âme blessée d’un éléphant noir de Mwènè Gabriel Okoundji
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Les concepts d’Abiku en langue yoruba et de Mwènè en langue tégué du Congo Brazzaville recouvrent d’appréciables foyers d’acceptions et reçoivent des emplois enrichis par les constructions qu’en font les auteurs. Chez Mwènè Gabriel Okoundji, les valeurs qu’acquiert leur usage les inscrivent dans un rapport édifiant avec les quatre éléments de la nature. Sur cette base, L’âme blessée d’un éléphant noir s’établit comme une œuvre gnomique dont les quatre poèmes semblent symboliser les quatre éléments fondamentaux de la Nature qu’incarnent Abiku et Mwènè sous les figures crucifères et/ou sénaires.
Le poète allégorise les quatre actants cosmiques (Feu, Air, Eau, Terre) et joue sur l’elliptisation des deux premiers. Il est donc intéressant de chercher à savoir comment ces divers symboles concourent à l’élaboration des figures sénaires. Le nombre 6 intervient-il dans l’analyse des quatre actants pour relier les mondes et imposer une homéostasie, une ataraxie ? L’analyse stylistique empruntée à François Rastier, ici, s’applique aux mythes numérologiques et universels, à l’emploi des pronoms, à la ponctuation pour donner à lire le sceau de Salomon.
