Femmes et pouvoirs dans les Universités Béninoises : entre reconnaissance académique et rapports de pouvoir

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Cette recherche analyse la place qu'occupent les femmes dans l'exercice du pouvoir dans les institutions universitaires du Bénin. Elle adopte une démarche méthodologique qui associe la méthode qualitative et l'analyse statistique descriptive des données sexo spécifiques liées aux femmes. L'analyse documentaire, les entretiens individuels approfondis et l'observation directe ont été les techniques de collecte des informations utilisées. La triangulation des données empiriques et leur analyse dans la perspective théorique de l'approche féministe de Kanter (1977) et de l'analyse organisationnelle de Le Mieux (1986) révèlent que le taux de représentativité des femmes dans le corps enseignant du supérieur au Bénin reste encore très faible (10% environ). Cette situation résulte de la persistance de certaines pesanteurs socioculturelles. En effet, dans l'imaginaire collectif des béninois, la femme, en dépit de ses diplômes ou de son appartenance au corps des enseignants du supérieur, continue d'être perçue comme l'"être faible" et "incapable d'exercer le pouvoir". Ces conceptions stéréotypées affectent les rapports de pouvoir qu'elles entretiennent avec les hommes au sein de ces institutions universitaires. Ainsi, le pouvoir hiérarchique académique, le pouvoir hiérarchique institutionnel, le pouvoir de service ou encore le pouvoir symbolique sont essentiellement détenus par les hommes, ce qui témoigne de l'évidence de la domination masculine et du verre de glace qui limite le leadership des femmes enseignantes chercheurs.

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