Toxidermies chez les enfants à Cotonou, Bénin

Abstract

Introduction : Le but de ce travail était d’étudier les aspects épidémiologiques des toxidermies chez les enfants en milieu hospitalier à Cotonou. Patients et méthode : Une étude transversale rétrospective a été réalisée dans le service de DermatoVénéréologie à Cotonou de 1998 à 2009. Ont été inclus dans cette étude tous les cas de toxidermies survenus au cours de la période d’étude chez les enfants âgés de moins de 16 ans. Le diagnostic de toxidermie était clinique. L’imputabilité médicamenteuse était basée sur les critères du Groupe Français de Pharmaco-vigilance. Résultats : De 1998 à 2009, 232 cas de toxidermies ont été diagnostiqués dans le Service de Dermatologie-Vénéréologie dont 35 chez les enfants de moins de 16 ans. L’âge moyen des patients était de 6,6 ans et le sex ratio de 0,94. Quatre patients étaient séropositifs au VIH. Les médicaments responsables étaient retrouvés chez 21 patients (60%) : sulfamides antiinfectieux 52,38% (11/21 cas), Pénicilline 9,52% (2 cas), Vaccin 9,52% (2 cas), Paracétamol 9,52% (2 cas), acide acétyl salicylique 4,76% (n=1), quinine 4,76% (n=1), phénobarbital 4,76% (n=1) et ceftriaxone 4,76% (n=1). Les principales formes cliniques étaient : érythème pigmenté fixe 45,71% (16/35), exanthème maculo-papuleux 17,14% (n=6) ; syndrome de Stevens-Johnson 14,28% (n=5), urticaire 8,57% (n=3). 1 cas de nécrolyse épidermique toxique a été observé et un cas de décès. Conclusion : Les réactions cutanées d’origine médicamenteuse sont rares chez les enfants et l’érythème pigmenté fixe est la forme clinique la plus prévalente de cette pathologie à Cotonou (Bénin). Mots clés : toxidermies, enfants, Bénin

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