Christian Deblock et Michèle Rioux, De la nationalisation du monde à la globalisation
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Cet ouvrage court, mais très dense est « une leçon inaugurale du séminaire d’économie
politique internationale » autour d’une histoire de la globalisation et du rapport des
sociétés à l’économie. Une rupture (Fernand Braudel) de l’histoire qui est un parti pris
(p.7.) dans la difficile conceptualisation mondialisation versus globalisation ou la
controverse entre un concept dit francophone et un autre dit anglophone (p.22.), mais
qui semblent tous deux questionner « une sociologie politique de l’économiemonde
[ndl] ». Un parti pris osé (au regard de la discipline des deux auteurs) dans le
champ de l’histoire qui se révèle être une approche qui tranche avec un « habitus » du
rapport à l’économie et qui énonce une « nouvelle […] circulation » (p.8.) Celle « sans
précédent historique des marchandises, des services, des capitaux et, peut-être pardessus
tout, de l’information » (idem). Même si nous retrouvons avec Braudel une
certaine forme de capitalisme marchand de type global autour du XIIIe siècledans les
villes d’Italie du Nord1. Mais pour eux nous sommes dans un nouveau temps de la
globalisation, rupture du temps de la nationalisation et de l’internationalisation, il
impacte nos schèmes de représentations tout comme nos idées en transformant notre
relation au monde et aux institutions. Ce qui doit nous amener à les « repenser » pour
comprendre non seulement le processus de la globalisation de notre temps et sûrement
pour anticiper celle à venir, si elle n’est pas déjà là.
