From Ethno-aesthetic to Socialist Realism, Aesthetic Practices in Africa and New Territories of Art History: The Role of Institutions

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L’Afrique, autrefois territoire marginalisé de tous les courants intellectuels parce que jugée sans écriture et donc, sans tradition de pensées a pourtant été le terrain de grandes expérimentations artistiques et subsidiairement cognitives des 60 dernières années. Elle a participé d’une façon déterminante, même si on ne le dit pas encore assez, à la constitution du nouveau paysage de l’histoire de l’art en devenant malgré elle, son champ privilégié. Les diverses phases de la réception de la production artistique du continent ne lui ont pas été favorable et l’ont tenu un moment, loin des intérêts académiques notamment de l’histoire de l’art. La fin de la deuxième guerre mondiale plonge le monde dans une nouvelle phase de son histoire avec la constitution de deux blocs dont celui de l’Ouest était conduit par les USA et celui de l’Est avait pour chef de fil l’ex-Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Les pensées en œuvre n’étaient évidemment pas les mêmes et s’étendaient jusqu’aux théories des arts en l’occurrence celles qui incarnent chaque idéologie. Le but de cet article est de montrer le processus d’insertion de l’Afrique dans la nouvelle géographie de l’histoire de l’art et tout le poids de ces expériences dans l’évolution de la discipline. Il a également été question ici du rôle joué par diverses institutions dans différents contextes idéologiques notamment les musées ethnographiques. A l’Est, le cas du musée de Leipzig qui a assumé cette tâche d’accumulation des pièces Africaine est évoqué tandis qu’à l’Ouest, c’est le musée de l’homme qui est scruté.

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