Les chansons des nɛ́súxwé maxí : réceptacles et moyens de transmission des savoirs endogènes
Abstract
Sous tous les cieux, la chanson liturgique est le reflet non seulement de l'imaginaire collectif de la communauté qui l'a générée mais surtout d'un univers cosmogonique topique et de traditions locales. Dans la moitié Sud du Bénin dont l'une des principales caractéristiques est la pratique généralisée du vodún, l'on remarque que les chansons utilisées dans ce cadre constituent de véritables mines d'informations de tous ordres. L'histoire communautaire, les mythes, les légendes, la pharmacopée, entre autres, constituent des axes autour desquels s'articulent les messages véhiculés par les adeptes de Nɛ́súxwé. Evidement, cela paraît très curieux que de telles informations sérieuses soient l'objet de textes chantés sans que le secret qui est l'un des principes cardinaux de la religion vodún ne soit profané. En fait dans les chansons du culte du vodún Nɛ́súxwé, le langage utilisé exhibe des dimensions extraordinaires. Syntaxe, lexique spécialisé, allégorie, parénèse y sont atypiques. La présente communication qui se propose de s'appuyer sur la grammaire de texte, la stylistique, la morphosyntaxe s'appliquera à révéler la quintessence du message véhiculé dans quelques-unes de ces chansons en empruntant au besoin la voie de l'exégèse et de l'herméneutique.
