ÉTUDE COMPARÉE DES MODES D’IRRIGATION DANS LES EXPLOITATIONS MARAÎCHĒRES URBAINES ET PÉRI URBAINES DE LA COMMUNE DE GRAND-POPO AU BÉNIN

Abstract

Au titre de la production nationale, le maraîchage en cultures irriguées dans la commune de Grand-Popo, occupe aujourd’hui une place relativement importante du fait de sa contribution à la sécurité alimentaire et à la réduction du taux de chômage (Hounkpodoté & Tossou, 2001). Grâce à l’accessibilité aisée de la nappe phréatique, les producteurs de la commune de Grand-Popo, ont fait l’option du maraîchage sous irrigation malgré l’infertilité des terres. L’objectif de cette étude est de faire l’analyse critique des modes d’irrigation pratiqués dans la zone d’étude couverte par les arrondissements d’Agoué et de Grand – Popo afin de justifier le choix par les maraîchers, d’un mode au détriment d’un autre. La méthode utilisée pour collecter les données repose sur : les entretiens sur la base des guides d’entretien, les mesures dans les exploitations et l’estimation des paramètres d’irrigation. Les résultats à l’issue de cette étude ont montré que, les producteurs arrosant les cultures à l’aide d’une paire de tuyaux munis d’une pomme d’arrosage, alimentés par une motopompe ou une pompe électrique sont plus nombreux (plus de 65 %) que ceux utilisant l’arrosoir à cause des nombreux avantages offerts par ce mode amélioré d’irrigation à savoir : la réduction sensible de la pénibilité de l’arrosage ; l’accroissement des superficies emblavées ; la satisfaction des besoins en eau des cultures ; l’amélioration du revenu issu de la commercialisation. Quant aux producteurs qui arrosent avec l’arrosoir, à partir de l’eau stockée dans le bassin ou directement du puits, l’un des rares avantages offerts est la satisfaction des besoins en eau de la culture dans les conditions ci – après : - taille de l’exploitation inférieure à 0,25 ha c’est-à-dire moins de 2 500 m2 avec comme système d’exhaure d’eau ‘‘seau avec corde et arrosoir’’; - taille de l’exploitation de l’ordre de 0,5 ha c’est-à-dire 5 000 m2 si le producteur utilise Naguézé comme système de pompage et l’arrosoir pour apporter l’eau à la culture. Le besoin net en eau de la tomate calculé pour la période de juin à octobre est de 445,51 mm d’eau pour le cycle végétatif alors que dans la pratique, les maraîchers enquêtés apportent 367,2 mm d’eau en mode manuel et 518,4 mm d’eau en mode amélioré. En outre, il ressort de la présente étude que la maîtrise de l’eau est le facteur primordial pour les options en culture intensive ; facteur sans lequel le maraîchage, réalisé sur des sols pauvres bénéficiant constamment d’un important apport de fertilisants organiques et minéraux, ne connaîtrait pas d’essor quelque soit le mode pratiqué.

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