Rongeurs domestiques et péri-domestiques des milieux urbains et péri-urbains du Sud-Bénin : implications pour la santé publique
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Les rongeurs domestiques et péri-domestiques sont impliqués dans la transmission de nombreuses zoonoses et provoquent de
nombreux dégâts sur les denrées alimentaires ainsi que sur les infrastructures. La connaissance de leur diversité et de leur écologie
est donc nécessaire pour espérer pouvoir limiter ces impacts. L’objectif de cette étude était de faire un état des lieux sur la
composition de la communauté des rongeurs des milieux urbains et péri-urbains du sud-Bénin. Les campagnes de capture ont été
menées pendant quelques années (2010, 2012, 2015 et 2017). Au total, 1903 rongeurs ont été échantillonnés. Les espèces les plus
abondantes dans nos échantillons sont celles capturées dans les habitats les plus anthropisés (bâtiments et marchés), à savoir : Rattus
rattus (66,8% des captures), Mastomys natalensis (15,7%) et Rattus norvegicus (10,8%). Un autre groupe d’espèces provient
essentiellement des jardins ou des autres zones inhabitées : Arvicanthis niloticus (1,7%), Dasymys rufulus (1,5%), Taterillus gracilis
(1,2%), Lemniscomys striatus (0,2%) et Funisciurus anerythrus (0,1%). L’abondance des rats et des Mastomys suggère que le risque
de transmission de zoonoses (leptospirose, fièvre de Lassa, bartonellose, etc) est potentiellement important en milieu commensal
urbain béninois, et que l’introduction de pathogènes exotiques (ex. peste, typhus) pourrait avoir des conséquences graves pour la
santé publique béninoise. Néanmoins la distribution respective de ces trois espèces en milieux fortement anthropisés suggèrent
également que ce risque sanitaire n’est pas équivalent dans tous les milieux urbains et péri-urbains
