L’HUMAIN QUI VIENT : MONSTRE OU HUMUS

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Dans un monde hyper technologisé, le concept même d’humain (humanité) est en constante évolution-révolution. Mais alors jusqu’où peut aller le pouvoir de l’homme sur la nature et sur lui-même ? Si le vœu cartésien de le voir devenir maitre et possesseur de la nature reste un idéal louable, a-t-il le droit, au nom de ce pouvoir, de pousser l’humanité en lui au-delà des limites de cette nature ? L’humain c’est l’humain ; le reste serait une tentative dangereuse voire destructrice. D’où l’humain qui vient, loin d’être un monstre reste le consentement de l’homme lui-même de sa finitude originaire. Pour que cette prise de conscience soit effective, il faut évidemment à l’heure de la menace technologique et des atteintes à l’inaliénable dignité humaine, sortir de la logique de l’homme au profit de celle de l’humain. Une logique qu’incarne le vivre ensemble africain à travers les valeurs africaines d’humanisation qui jusque-là n’auront pas été pris en compte mais que l’époque qui est la nôtre réclame comme une ouverture à l’ipséité humaine, expression particulière de l’universel être humain qu’incarne aujourd’hui le Ubuntu des langues bantu ou encore le Gbètonyinyi béninois.

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