COMMENT DIRE « RECOLTER » ET « ACHETER » EN GUN, YORUBA, BAATƆNUM ET BIALI : STRUCTURE ARGUMENTALE ET DETERMINATION DU SENS DES SIGNIFIANTS VERBAUX

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L’existence ou non de classes nominales est le trait typologique le plus saillant quand on parle de la classification des langues du Bénin (B. H. Capo, 2009, p. 62). En dehors de la classification traditionnelle basée sur la présence ou non des affixes (préfixes, infixes, suffixes) dans les noms, il n’est jusque-là pas encore démontré que le verbe permet d’identifier le référent du discours. La présente recherche s’appuie sur des données relatives à l’emploi des concepts récolter et acheter dans quatre langues béninoises à savoir le gungbè, le yoruba, le baatɔnum et le biali. L’analyse des données a permis d’enregistrer deux types de résultats : les notions de récolte et d’achat varient en fonction de leurs structures argumentales créant différentes connotations autour de l’extension du verbe terminologique. L’étude est une contribution pour l’enseignement-apprentissage et les emplois en langage de spécialité. Elle montre que les équivalents des concepts récolter et acheter en langues nationales entrent dans deux types de relations : syntagmatique avec les unités lexicales du même énoncé pour produire un sens spécifique qui s’oppose à un autre sens sur l’axe paradigmatique avec des équivalents enchâssés dans une autre structure argumentale.

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