Diversité génétique des populations de Parkia biglobosa (Jacq.) R. BR. ex G. Don des zones agroécologiques Ouest - Atacora et vivrière du Sud-Borgou révélée par les marqueurs SSRs nucléaires
Loading...
Date
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Abstract
Parkia biglobosa est l’une des ressources phytogénétiques qui occupe une place capitale dans la vie des populations des zones sahéliennes et soudaniennes d'Afrique. Une étude a été réalisée dans les zones agro-écologiques Ouest-Atacora et vivrière du Sud-Borgou et a eu pour objectif général d’évaluer la diversité génétique des populations de cette espèce, ceci par utilisation de 3 marqueurs SSRs ciblés suite à l’étude en 2014, de la transférabilité de 9 marqueurs microsatellites développés pour Parkia panurensis sur P. biglobosa. Ces 3 marqueurs utilisés sont les marqueurs Parpan 4, Parpan 9 et Parpan 13. Trente-six (36) échantillons d’arbres correspondant à 28 parcelles agroforestières, ont été collectés dans les deux zones. Un contrôle sur gel d’agarose à 2 % des produits PCR a été réalisé afin de vérifier la qualité de l’amplification. D’après les résultats, les 3 marqueurs testés sont polymorphes et ont révélé 12 allèles sur l’ensemble des individus considérés. Le taux de polymorphisme est évalué à 100 %. Le nombre d’allèles varie de 3 à 5 selon les loci avec un nombre moyen de 4 allèles par locus. Le locus Parpan 13 est le moins polymorphe avec 3 allèles tandis que le locus Parpan 4 est le plus polymorphe avec 5 allèles. Dans les 2 zones, le locus Parpan 4 est le plus discriminant tandis que les loci Parpan 9 et Parpan 13 sont moins discriminants respectivement dans la zone Ouest-Atacora (0,48) et vivrière du Sud-Borgou (0,50). L’hétérozygotie moyenne attendue par locus est de 0,66 tandis que l’hétérozygotie moyenne observée par locus est de 0,49. Par ailleurs, le dendrogramme réalisé révèle que les 36 accessions de Parkia biglobosa, sont organisées en trois (3) groupes comportant 5 ; 6 et 25 individus. Il existe une diversité intra et inter populations des individus de P. biglobosa des zones agro-écologiques. Une étude basée sur l’utilisation d’un nombre plus élevé de SSRs spécifiques de l’espèce s’avère nécessaire dans ces zones pour mieux appréhender la diversité des ressources de l’espèce.
