Analyse des contraintes a la durabilité de la motorisation agricole dans la commune de Kétou, Bénin, Afrique de l’Ouest
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La durabilité de la motorisation agricole dans la Commune de Kétou nécessite avant toute action d’évaluer les contraintes auxquelles sont confrontés les exploitants agricoles. Ce qui va constituer un levier pour mieux orienter les stratégies liées à la relance d’un programme d’envergure de promotion de la mécanisation agricole.
L’approche méthodologique adoptée comprend la collecte des données, leur traitement et l’analyse des résultats. Les données ont été collectées à l’aide des questionnaires et de guide d’entretien auprès d’un échantillon de 135 paysans utilisant des agro équipements. La perception des populations sur la faible motorisation agricole et les contraintes liées à son adoption ont été analysées par des tests statistiques.
Les résultats obtenus ont montré que la pauvreté des producteurs (IV=0,41) et l’analphabétisme (IV=0,21) sont perçus par les paysans comme les principales causes de la faible motorisation. Par ailleurs, la prédominance de petits producteurs (IV=0,17) et le faible niveau de vulgarisation des équipements (IV=0,10) représentent des facteurs intermédiaires mais également non négligeables dans la justification de la faible motorisation agricole. L’analyse des contraintes socio-économiques majeures identifiées révèle que 35 % des enquêtés ont déclaré que leur situation économique ne peut leur permettre d’acquérir le matériel agricole, 30 % de ces paysans ont déploré le coût assez élevé des agro équipements ainsi que leur entretien. Mais, 18 % ont relevé les difficultés d’accès aux crédits qui ne leur favorisent pas l’acquisition d’agro équipements modernes tels que les motoculteurs, les tracteurs, etc. Les autres difficultés recensées sont liées à l’individualisme des producteurs (10 %) et à la taille des exploitations agricoles (7 %). Au plan technique, la motorisation agricole est diversement appréciée. Ainsi 40 % des paysans enquêtés évoquent les difficultés relatives à l’essouchage des terres, 23 % la non disponibilité des pièces de rechange, 12 % le faible niveau de vulgarisation des équipements agricoles et 8 % ont souligné l’inexistence de services après-vente.
