Du Tableau financier des ressources et des emplois (TAFIRE) au Tableau des flux de trésorerie (TFT) dans le SYSCOHADA : évolution du contenu informationnel ou effet de mode ?
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Avec l’adoption du Syscoahada révisé et en particulier du Tableau des flux de
trésorerie (TFT) à la place du Tableau financier des ressources et des emplois (TAFIRE),
nous avons essayé, par cette recherche, d’en comprendre les ressorts. Ce changement se
justifierait par la complexité du TAFIRE et la nécessité de satisfaire les besoins permanents
d’informations sur la trésorerie des dirigeants d’entreprise. Pour mener à bien notre étude,
nous avons adopté une posture interprétativiste, à la lumière d’un corpus théorique constitué
de la théorie des parties prenantes (Freman, 1984), de la théorie positive de la comptabilité
(Watts et Zimmerman, 1986, 1990) et de la théorie néo-institutionnelle (DiMaggio et Powell,
1983, 1991). Ainsi, à la suite d’une étude documentaire, cinq cent quarante quatre (544)
dirigeants d’entreprise ont été intérrogés durant les dix (10) premiers mois de l’année 2018.
Les résultats de l’étude effectuée révèlent que le TAFIRE est, majoritairement, perçu simple,
que les besoins informationnels des dirigeants d’entreprise sont multiples et que cette
adoption semble relever de formes d’isomorphisme coercitif, normatif et mimétique en
référence aux normes comptables internationales.
