Des adverbes du français comme « proformes» : vers une redéfinition de cette catégorie
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Certains adverbes du français ont été analysés comme des formes linguistiques dans une relation paradigmatique avec des séquences circonstancielles, remettant ainsi en cause l'étiquette adverbe en faveur des étiquettes proformes, substituts nominaux, noms. Dans le cadre de ce courant d'idées, cet article a opté pour l’étiquette proforme, mais a pose le problème de ses sous-catégories qui n'ont pas été définies. En effet, les adverbes sont instanciés par différents types de lexiques. Cet article a donc analysé les adverbes du français en tant que proformes à travers ses différentes sous-catégories. Pour ce faire, Nous sommes parti des catégories de séquences et d’unités lexicales proportionnelles aux adverbes pour sous-étiqueter lesdits adverbes. Le lexique en relation paradigmatique avec des adverbes a été défini à l’aide de Le Petit Larousse illustré (2016) de Claude AUGÉ selon que l’adverbe se présente comme une forme abrégée d’une séquence lexicale absolue (séquence ne variant pas quel que soit le contexte). Par contre, d’autres adverbes sont glosés par plusieurs réalisations lexicales que les dictionnaires ne peuvent exposer : il s’agit des adverbes anaphoriques ou déictiques. Toujours est-il qu’ils sont des formes abrégées, mais de séquences relatives. Dans ce cas, nous avons tenu compte des réalisations lexicales possibles glosant un adverbe pour le sous-étiqueter. La catégorie de la formule lexicale a servi de radical au préfixe pro- (idée de proportionnel à) dans le sous-étiquetage. Des résultats, nous retenons que parmi les adverbes du français, en tant que modifieurs verbaux, il y en a qui méritent d’être appréhendés comme des proformes en partant de leurs fonctions grammaticales liées à leurs paradigmes positionnels dans des énoncés. Certes l’étiquette adverbe traduit la fonction grammaticale des mots qualifiant le procès ou modifiant le sens du verbe en se plaçant près de (avant ou après) lui. Mais, c’est en fonction de la proportionnalité de ces adverbes à des unités lexicales ou à des groupes syntaxiques les instanciant qu’ils parviennent à modifier le sens du verbe. Ce critère de proportionnalité qui définit ainsi la nature primaire de ces adverbes justifie leur redéfinition vers la catégorie des proformes, mais particulièrement vers les sous-catégories de proformes en fonction des divers types d’unités lexicales et de groupes syntaxiques avec lesquels elles sont en rapport paradigmatique. Ceci étant, cinq grandes sous-catégories de proformes ont été proposées :pro-noms de circonstance, pro-nombres, pro-syntagmes de circonstance ; pro-propositions et pro-phrases. Excepté les pro-nombres, chaque sous-catégorie a laissé entrevoir d’autres sous-sous-catégories allant de deux à quatre. Les pro-syntagmes prépositionnels de circonstance constituent la seule sous-sous-catégorie à être subdivisée en d’autres sous-catégories.
