LES DETERMINANTS NON SOCIO-ECONOMIQUES DE LA SURCHARGE LORS DU PORT CEPHALIQUE CHEZ DES FEMMES MARCHANDES AU BENIN
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Cette étude transversale visait à mesurer la masse portée et déterminer si parmi les facteurs non socioéconomiques,
le milieu de résidence constitue un facteur associé à la surcharge, lors du port céphalique
chez les femmes marchandes du Bénin. Au total, 690 femmes (331 citadines et 359 du milieu rural),
âgées de 31,4 ± 9,1 ans et choisies dans 12 marchés de trois départements retenus par technique aléatoire
parmi les six du Bénin, ont pris part à l’étude. La masse portée par les femmes représentait en moyenne
44,5% de leur masse corporelle et les marchandes du milieu rural portaient sur leur tête, une masse
moyenne plus élevée que celle des citadines (39,10 ± 14,13 kg versus 17,51 ± 8,96 kg, p < 0,05).
L’analyse de régression a révélé que cinq facteurs dont les Odds Ratio (OR) suivent, déterminent la
surcharge céphalique chez les femmes étudiées : durée du port (OR = 0,22 ; p = 0,000), matière de
fabrication du contenant (OR = 0,44 ; p < 0,000), sensation de lourdeur de la charge (OR = 3,75 ; p =
0,000), distance parcourue (4,07 ; p = 0,000) et milieu de résidence (OR = 131,8 ; p = 0,000). Le port
céphalique de lourdes charges (> 20% masse corporelle) constitue une pratique courante chez les femmes
marchandes du Bénin, particulièrement en milieu rural. La création d’un réseau de transport en commun à
moindre coût, principalement en milieu rural, constitue une solution durable pour dissuader les femmes
contre cette pratique potentiellement dangereuse
