LE VIVRE ENSEMBLE A L'EPREUVE DE LA SUBJECTIVITE: LES PREALABLES DE LA CONSTRUCTION D'UNE ETHIQUE SOCIALE
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L’homme est avant tout un être de relation, et toute sa vie durant, les liens sociaux qu’il tisse sont basés
sur la subjectivité. L’impact de la subjectivité dans les choix relationnels n’est pas négligeable. Par
subjectivité, on entend « tout ce qui est relatif à un sujet ; ce qui est personnel, d’ordre affectif, partial,
arbitraire » (Clément, 2000). L’idéal sociétal recommande de transcender les paramètres de la subjectivité
pour élever le niveau d’intégration à la dimension de l’intersubjectivité, ressentie et vécue comme un niveau
important de fraternité. Même cette intersubjectivité n’est-elle pas toujours sous l’emprise du relatif ? En
dépit de tout, les motivations éthiques doivent prévaloir pour pousser vers des déterminants qui hissent
l’existence humaine à un idéal de vivre-ensemble.
L’objectif principal de cette recherche est de construire les conditions objectives de réalisation de l’idéal
commun où l’humain prend toute sa place au détriment d’un relativisme intéressé dénué de toute moralité.
Dans une démarche qualitative, l’analyse s’est accentuée sur les limites dans lesquelles confine la
subjectivité afin que par l’intersubjectivité on puisse élever les paramètres de vie et instaurer une dynamique
d’action valorisante de la personne humaine, traitée à la dimension d’une éthique de fraternité élargie aux
dimensions de l’humanité.
En définitive, la rationalité de l’éthique sociale postule un vivre-ensemble dénué des penchants subjectifs
qu’il convient de combattre pour donner un visage humain à un monde rudement éprouvé.
