« L’enchâssement sémiotique dans Trois femmes puissantes de Marie NDiaye : quand Khady Demba se prête à l’esthétique féministe »
Abstract
Cette étude aborde une œuvre majeure de la franco-sénégalaise Marie NDiaye. Et la raison en est simple. Au XXe siècle, le champ littéraire français s’est nourri d’écrivains de
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souche étrangère ou métissée. C’était déjà les cas avec Apollinaire, Ionesco, Beckett, ou encore J.M.G. Le Clézio. Ces écrivains fécondent alors l’univers de la création de leurs subtilités et saveurs. C’est ce que nous avons pressenti chez Marie NDiaye. Nous estimons qu’en dehors de la diégèse à cheval sur les tropiques et l’Occident, l’écrivaine active le procédé de la mise en abyme sous le prisme du féminisme, notamment avec la figuration du personnage Khady Demba. Par une opération de répérage sémiotique, nous activons l’interprétation en associant par endroits la Sociocritique et l’Analyse du Discours. Nous découvrons, au terme de la démonstration, que Trois femmes puissantes est un roman largement féministe, quand bien même le principe ne se revendique pas à la manière de Sagan, de Beauvoir ou Duras.
