HISTOIRE DU SPORT AU DAHOMEY : LES ENJEUX DE PROMOTION DE LA PRATIQUE SPORTIVE SOUS LA COLONISATION FRANÇAISE, 1920 - 1960
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Peu de Béninois, surtout ceux des villes, pratiquent de façon régulière une APS, or la communauté
scientifique et les professionnels de santé publique décrètent que c’est le moyen le plus sûr qui éloigne
d’un humain les maladies non transmissibles (MNT). Les MNT qui constituent la cause de mortalité la
plus forte au monde, sont dues essentiellement à la sédentarité, la mauvaise alimentation, l’alcoolisme et
le tabagisme. En effet, trop de béninois décèdent d’hypertension, de diabète, et d’AVC.
Pour des raisons de santé publique, et pour fortifier les peuples face aux impératifs de développement
dans un contexte de mondialisation, l’OMS et l’ONU conseillent aux Etats l’exécution de projets de
promotion de la pratique sportive. Mais le Bénin n’en possède aucun. Pourtant ce pays autrefois Dahomey
connut, au moment de la colonisation, l’exécution d’un projet de promotion de la pratique sportive qui
permit aux disciplines sportives importées depuis l’occident de supplanter les pratiques physiques
autochtones existantes.
Notre objectâmes de reconstituer ce projet exécuté sous la colonisation pour y trouver et collecter des
recettes qui firent sa réussite et dont pourraient s’inspirer les générations actuelles et futures.
Dans cet article nous livrons les résultats de l’étude qui s’effectua dans le but de vérifier l’hypothèse
suivante : « Les autorités coloniales inscrivirent la promotion de la pratique sportive au Dahomey comme
une priorité dans le but exclusif de civiliser le dahoméen, d’améliorer sa santé, et de fortifier sa race. ».
La méthodologie fut celle pratiquée en science histoire. Cette étude révéla que les autorités coloniales
conçurent et exécutèrent un projet de promotion de la pratique sportive au Dahomey surtout pour des
intérêts militaires, économiques et sportifs de la métropole. Mais celui-ci permit aussi d’améliorer la santé
des Dahoméens et de les civiliser.
