L'humanisme de Pettit à l'ère du marché: valeur et attentes actuelles
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Contrairement à la prévision de la philosophie libérale, la loi du marché a renforcé la subordination dans les relations humaines. Désormais, le capital règne et la valeur humaine est réduite à celle d’une marchandise. L’humanisme de Philip Pettit (2004), comme tout humanisme, s’est préoccupé de la situation que vit actuellement l’homme et des moyens de le soustraire à la sujétion en lui redonnant sa valeur bafouée. Cet article vise à montrer qu’une nouvelle conceptualisation de la liberté dans une république où règnent la loi et les normes civiles pourraient garantir le respect de la dignité de la personne humaine. Pour Philip Pettit, l’absence de domination doit être l’idéal de toute l’humanité et la loi associée à la civilité, le moyen d’empêcher la tyrannie des individus. Il insiste sur le règne de la « citoyenneté contestataire » pour montrer que la préservation de la dignité et de l’intégrité de la personne humaine doit constituer la fin de toute société politique.
