Effet du jeûne chez les juvéniles d’Oreochromis niloticus et de Clarias gariepinus sur la productivité des « Whédos » du delta de l’Ouémé, Bénin, Afrique de l’Ouest
Abstract
Afin de déterminer les avantages du jeûne chez Oreochromis niloticus et Clarias gariepinus dans l’optimisation de la productivité, une expérience a été conduite durant 56 jours dans les trous à poissons (whedos) du delta de l’Ouémé au Bénin. Les juvéniles de poids moyen 8,06 ± 0,23 g et 7,02 ± 0,10 g respectivement pour O. niloticus et C. gariepinus ont été soumis à quatre (4) traitements testés chacun en triplicat. Il s’agit des traitements T0 (poissons nourris normalement 3 fois par jour), T1 (12 H de jeûne), T2 (24 H de jeûne), T3 (48 H de jeûne). Au total, 12 happas (1 m3 de volume chacun) disposés tous dans un whedo (10 m × 14 m × 1m de volume) ont été utilisés pour chaque espèce. Les juvéniles de O. niloticus ont été nourris au Skretting 35 % de protéines et ceux de C. gariepinus au Skretting 45 %. Au terme de l’étude, il ressort que chez les deux espèces, les T1 et T2 engendrent une croissance compensatrice complète. Par contre, le T3 n’a pas permis une récupération totale du retard de croissance chez les deux espèces. Dans la présente étude le jeûne n’a pas véritablement influencé les paramètres d’utilisation alimentaire chez les deux espèces. Cela serait dû aux larges variations entre individus ou aux faibles périodes de jeûne utilisées dans l’étude. La détermination de la composition corporelle des poissons à la fin de l’expérience a révélé chez C. gariepinus que les protéines déposées semblent être utilisées préférentiellement comme source d’énergie aux réactions métaboliques alors que chez O. niloticus c’est les lipides qui semblent jouer ce rôle. En privilégiant la réduction des coûts de production et l’embonpoint des poissons, le jeûne de 24 H serait idéal pour l’amélioration de la pisciculture extensive au Bénin
