Tolérance hépatique de l’association Artéméther-Luméfantrine dans le traitement de l’accès palustre simple chez des enfants au Bénin

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Le but de la présente étude est d’évaluer la tolérance hépatique de la combinaison artéméther-luméfantrine (AL) utilisée dans le traitement du paludisme simple au Bénin. Patients et méthodes Il s’agissait d’une étude prospective hospitalière. Étaient inclus les patients ayant une fièvre et une recherche de Plasmodium falciparum positive. L’AL était alors administrée pendant trois jours. En cas de cytolyse, une recherche sérologique des infections par les virus des hépatites B et C était effectuée. Un examen physique et un dosage des transaminases étaient effectués à j3, j7, j14 et j21. Une cytolyse (alanine-aminotransférase [ALAT] supérieure à 48 UI/l) était imputée à l’AL si: elle survenait après mise en route du traitement par AL, régressait dans les deux semaines suivantes et était associée à une sérologie B et C négative. Resultats Soixante-huit enfants de 6–60 mois sur les 70 préinclus avaient une parasitémie positive. Une cytolyse était notée chez cinq patients sur 68 (7,35 %) à j0, neuf patients sur 63 (14,28 %) à j3, deux patients sur 63 (3,17 %) à j7, quatre patients sur 63 (6,34 %) à j14 et zéro patient sur 63 (0 %) à j21. Elle était toujours modérée (inférieure à 2 N), transitoire (une à deux semaines) et asymptomatique. Les sérologies des hépatites B et C étaient négatives chez tous les enfants ayant présenté une cytolyse. L’imputabilité de l’AL était possible dans 23,8 %. Conclusion La cytolyse était modérée, transitoire et asymptomatique. La tolérance hépatique était jugée bonne. D’autres études sont nécessaires pour évaluer la toxicité de l’AL chez des patients présentant d’autres facteurs de risques (âge avancé, hépatopathie virale B ou C, consommation d’alcool).

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