IMPACTS DE L’UTILISATION DES PESTICIDES CHIMIQUES EN AGRICULTURE SUR LE TAUX D’ECLOSION DES OEUFS ET LE DEVELOPPEMENT DES LARVES DE ANOPHELES GAMBIAE SENSUS LATO., PRINCIPAL VECTEUR DU PALUDISME AU BENIN
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Dans le but de vérifier l’impact des pesticides chimiques utilisés en
agriculture sur le taux d’éclosion des oeufs et le développement des
larves de Anopheles gambiae, principal vecteur du paludisme au
Bénin, une étude a été conduite de Janvier à Décembre 2016 dans
plusieurs milieux agricole. A cet effet, des gîtes ont été réalisés avec
des substrats de terre et de l’eau en provenance de zones sous
traitement insecticides dans lesquels ont été mis les oeufs de la
souche sensible aux insecticides (Kisumu) et de la souche résistante
aux pyréthrinoïdes. Le taux d’éclosion des oeufs et le développement
larvaire ont été mesurés. Les résultats de ce milieu d’élevage ont été
comparés à ceux d’un milieu témoin (un mélange eau de robinet +
sol où aucun insecticide n’est utilisé) (témoin). Il ressort des travaux
que le gîte témoin offre des conditions d’éclosion relativement
favorables avec un taux d’éclosion larvaire de 100% d’éclosion pourles deux souches. Des 100% d’éclosion, 78% de la souche Kisumu
et 74% de la souche VKPER ont éclos. Par contre lorsqu’on
remplace le sol de la zone témoin par des substrats de terre prélevés
en provenance des zones de cultures sous traitement insecticide, on
note une chute du taux d’éclosion de 40% chez la souche Kisumu et
25% chez la souche VKPER. Quant au développement larvaire, 25%
de la souche Kisumu et 15% VKPER ont atteint le stade adulte. La
présente étude montre l’impact négatif des pesticides chimiques sur
le développement larvaire et le taux d’éclosion des oeufs de An.
gambiae. Aussi, l’utilisation de ces pesticides en agriculture
contribue à la sélection de la résistance de Anopheles gambiae aux
insecticides et qui constitue un problème pour l’utilisation des
moustiquaires imprégnées d’insecticides.
