Cartographie spatio-temporelle de l’occupation des terres à Parakou, N’Dali et Tchaourou dans le contexte de déprise agricole et d’intercommunalité
Abstract
La pression démographique, les mauvaises pratiques de l’agriculture itinérante, les déboisements face à
la faiblesse structurelle des institutions publiques en matière de planification urbaine à Parakou, N’Dali
et Tchaourou, la prolifération des lotissements, l’installation des infrastructures structurantes de
production comme les industries, l’université, le Centre Hospitalier Universitaire ont provoqué de
profondes modifications du paysage et des changements de l’occupation des terres. La présente étude
vise à appréhender les différentes mutations spatiales dans trois communes. L’approche méthodologique
utilisée est basée sur l’analyse des données d’images satellitaires SPOT de 2005 et 2015 ; complétée par
les enquêtes socio-économiques. La méthode de classification supervisée a permis de quantifier les
changements d’occupation des terres des communes. Le diagnostic de Parakou a révélé une ville
cosmopolite dans toute sa riche diversité. Les formations forestières et les formations savanicoles ont
connu une régression de leur superficie. Cette diminution est de 18,29 % à N’Dali, 42,27 % à Parakou
et 26,10 % à Tchaourou. La croissance démographique a conduit à un étalement spatial excessif avec
des lotissements dans les communes qui certes anticipent sur l’occupation spatiale, mais dépassent de
loin la demande réelle et les capacités d’autofinancement des villes pour les viabiliser. Il se pose des
difficultés de mobilité urbaine, de dégradation de l’environnement urbain et d’insalubrité
environnementale dans les noyaux centraux. La mutualisation des efforts autour des enjeux communs à
la ville de Parakou et des communes voisines de N’Dali et de Tchaourou, participe d’une stratégie de
gestion intercommunale autour des ressources et équipements partagés.
