Toxidermies chez les nouveaux patients tuberculeux à Cotonou, Bénin.
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Introduction : L’utilisation des médicaments antituberculeux peut occasionner des effets indésirables cutanés. L’incidence et la sévérité de ces réactions cutanées aux médicaments antituberculeux sont rarement rapportées en Afrique. L’objectif de cette enquête était d’étudier les toxidermies aux médicaments antituberculeux chez les nouveaux patients tuberculeux à Cotonou. Méthode : Une étude descriptive prospective a été réalisée en 2011 chez les nouveaux patients tuberculeux. Tous les nouveaux patients tuberculeux traités par médicaments antituberculeux ayant une toxidermie ont été inclus. Le diagnostic de toxidermie a été fait grâce à l’examen clinique et aux critères diagnostiques de la pharmaco-vigilance française. Les données ont été analysées avec le logiciel Epi data. Résultats : L’incidence des toxidermies était de 4,7%. Le sex-ratio était de 0,52. Dix-sept patients sur 32 étaient coinfectés par le VIH et la tuberculose. Chez 79,1% des patients, les toxidermies sont apparues à la phase intensive du traitement antituberculeux. Il s’agissait de toxidermies bénignes dans la majorité des cas. Le délai moyen de survenue des toxidermies était inférieur à 21 jours chez 26 patients sur 32. Les médicaments antituberculeux incriminés étaient l’isoniazide et la rifampicine dans 23 cas sur 32. Les formes cliniques les plus fréquentes étaient prurit (n=12), acné (n=5), exanthème maculopapuleux (n=3). L’arrêt du traitement antituberculeux a été nécessaire dans 3 cas. Conclusion : L’incidence des toxidermies aux antituberculeux était faible à Cotonou. L’isoniazide et la rifampicine étaient les médicaments les plus incriminés.
