Splendeurs et laideurs du corps dans ''Rita de Parakou'' et ''Gogo la renverse'' de Camille Amouro et Hermas Gbaguidi

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Art dramatique atypique, le Salamè place parfois le corps dit ou montré au cœur de son déploiement. En s’interrogeant sur les aspects et finalités des jeux textuels et scéniques énonciateurs du corps, on peut supposer que, cru ou détourné, le langage théâtral y célèbre ou y pourfend le noble ou l’ignoble. Il faut alors envisager de dégager, en fonction d’une caractérisation préalable, les enjeux de l’énonciation du corps à travers les procédés du langage dramatique dans « Rita de Parakou » et « Gogo la renverse » de Camille Amouro et du spectacle issu de la mise en scène de cette dernière par Hermas Gbaguidi. La notion de trope et la sémiologie théâtrale, appliquées à ces textes, font constater que le corps dit ou montré peut être découvert, cru et nu, ou dissimulé sous des tours tropiques avec, comme enjeu, soit l’exaltation de la noblesse du corps physique soit une subtile satire des maux du corps social.

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