Et si l’éducation de la femme était un levier pour un développement inclusif durable
Abstract
L’ignorance c’est la mort et le savoir c’est la vie. Ce proverbe persan montre à suffisance dans un contexte de développement durable, la nécessité de l’éducation qui requiert une importance capitale en ce sens qu’elle favorise la croissance. Cette éducation ne peut passer que par le capital huma in , lequel se définit par l’ensemble des capacités productives qu’ un individu acquiert par accumulation d e connaissance s générales o u spécifiques de savoir-faire. A partir de ce postulat, l’éducation apparait comme une arme indispensable au développement durable. En effet, le constat est d’actualité que contrairement à l’homme, la femme est partout marginalisée et son éducation tout autant compromise. Cet état de chose qui est d’ abord culturel persiste dan s le vécu quotidien des hommes e t dans les différents secteurs d’activités qui mobilisent la vie en société, m al gré tous les discours, campagnes et actions a u profit de la promotion de la g ente féminine . Or les femmes représentent plus de la moitié de la population de la planète et constituent un fort potentiel pour le développement durable. Au bénin en particulier elles font environ 6 308 598 soit plus de 50, 70% de la population. Comment comprendre qu’avec ses statistiques, la femme puisse être écartée. Et pourtant c’est la réalité, à l'instar d’autres pays, le Bénin, est resté traditionaliste avec une prééminence de l'homme sur la femme à tous les niveaux selon le patriarcat régissant la société béninoise. Cette situation a considérablement réduit la contribution des femmes au développement du pays. Confinées dans des travaux domestiques, les femmes sont éloignées des secteurs porteurs de la production nationale. Sur le plan social, la femme béninoise continue d'être reléguée au second rang. On note que, deux tiers (2/3) des femmes en Afrique subsaharienne en général et au Bénin en particulier sont encore laissées pour compte dans l’agriculture et dans les activités domestiques et ne bénéficiant pas de la même chance que les hommes. Ce tableau est préjudiciable pour un réel développement et contraste avec les objectifs de développement durable. Cette recherche vise à démontrer la nécessité de donner les mêmes chances tant à la femme qu’à l’homme pour un développement durable harmonieux. L’approche méthodologique repose essentiellement sur la recherche documentaire et des entretiens réalisés sur une douzaine de personnes approchées au choix raisonné. Les résultats obtenus permettent de mettre un point d'honneur sur la nécessité d'éduquer la femme pour un développement durable inclusif.
