DYNAMIQUES SOCIALES AUTOUR DES RITES FUNERAIRES EN MILIEU AJA D’AVEJΕN A TͻVIKLΕN AU BENIN

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Les funérailles constituent très souvent une occasion qui mobilise profondément les sociétés humaines en général et celles africaines en particulier. Il occupe une place particulière tant sur le plan individuel que social. La présente recherche porte sur les dynamiques et les mutations sociales dans les rites funéraires chez les Aja d’Avejεn à Tͻviklεn. Objective : Ce travail vise principalement à analyser les déterminants sociaux des configurations actuelles de la sémiologie des rites funéraires chez les Aja d’Avejεn à Tͻviklεn. Il s’agit d’apprécier les rites funéraires traditionnels et d’appréhender les relations entre les nouveaux rites et les liens de communication et d’interdépendance entre les Aja vivants d’Avejεn et leurs ancêtres. Méthodes : La phase empirique du travail a duré six mois d’immersion au cours desquels il a été réalisé des enquêtes de type qualitatif effectuées auprès des acteurs composés de chefs de collectivité, de personnes âgées, de prêtres du fâ, de dignitaires du vodu, des tantes de collectivité, des fossoyeurs, de jeunes, des femmes fonctionnaires mariées éplorées et des femmes mariées non éplorées. Au total soixantequinze (75) personnes ont été identifiées selon les techniques de choix raisonné et de quotas. Les informations sont collectées au moyen de technique d’entretien semi-directif et des observations ; puis dépouillées manuellement, traitées et analysées suivant l’approche évolutionniste et systémique. Résultats : A l’issue de l’analyse des données, les résultats obtenus montrent que les rites funéraires sont abandonnés aujourd’hui au profit d’autres pratiques en cours dans l’arrondissement. Quatre déterminants expliquent ces abandons, notamment : les déterminants sociaux, le déterminant politique, le déterminant culturel et le déterminant économique. Conclusion : A travers cette recherche il ressort que les rites de la mort ne sont ni facultatifs, au moins en principe, ni livrés à la fantaisie de chacun et qu’ils constituent ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Il n’en demeure pas moins que les dits rites sont évolutifs. C’est autrefois, dans les sociétés traditionnelles, qu’ils étaient les plus précis et les plus stables. Aujourd’hui on se rend compte qu’ils sont en mutations et ici et là, ils ont l’air de s’estomper dans une sorte de désacralisation étonnante.

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