ESTIMATION DU COÛT FINANCIER DE LA CONSERVATION DES SOLS AGRICOLES AU BÉNIN PAR LE MODÈLE TOBIT GÉNÉRALISÉ
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La dégradation des terres est un problème environnemental qui constitue une grave menace et met en danger la production alimentaire et les moyens d’existence ruraux. Elle réduit le rendement et les revenus agricoles et fait baisser la croissance économique notamment dans les pays pauvres comme le Bénin (Dossa, 2016). Ses principales causes sont l’action des eaux et du vent, renforcée par les activités humaines. Le souci d’une gestion durable des terres amène donc à procéder à une analyse des déterminants du financement de la conservation des sols. L’objectif visé est de contribuer à une meilleure conservation des sols afin de lutter contre la baisse de rendement, l’insécurité alimentaire et la pauvreté. La Méthode d’Evaluation Contingente (MEC) a permis d’obtenir le Consentement à Payer (CAP) des ménages pour éviter la dégradation de leurs terres. Les facteurs qui influencent le CAP des ménages pour la conservation des sols agricoles au Nord comme au Sud du Bénin sont d’ordre économique et social. En estimant le CAP moyen à l’aide du modèle probit, le modèle tobit (Tobin, 1958) est testé par la méthode à deux (02) étapes de Heckman (1979) pour contrôler le biais de sélection des échantillons. Les résultats de la régression économétrique dégagent un CAP moyen de 1.046.220.630 FCFA/an à KEROU et 3.769.291.476 FCFA/an sur le Plateau ADJA.
