Education et réinsertion des mineurs en conflit avec la loi au Bénin.

Abstract

car il n’y a pas de développement sans une relève de qualité. A ce titre l’éducation de l’enfant et même celle du mineur en conflit avec la loi est d’une grande nécessité. C’est dans cette perspective que la présente étude a été effectuée dans le but de comprendre le mécanisme d’insertion socioprofessionnelle des mineurs en conflit avec la loi aussi bien dans le Centre de Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence (CSEA) que dans la Prison civile de Cotonou. Dans la conduite de cette étude, le paradigme du fonctionnalisme systémique a été utilisé afin d’asseoir la problématique de l’éducation et de la réinsertion des mineurs en conflit avec la loi. Il s’agit d’une étude à la fois quantitative et qualitative ayant enregistré (98) sujets avec les techniques de collecte de données que sont l’observation, la recherche documentaire, l’entretien et le questionnaire. De l’analyse des résultats, il est à retenir que, la prison civile est pauvre en actions de formation, d’apprentissage et d’éducation au profit des prévenus mineurs. Dans ces conditions, elle n’est pas apte à faciliter l’intégration, la motivation, l’adaptation et la mobilisation des prévenus mineurs autour des actions d’apprentissage et d’éducation. Par ailleurs, le CSEA présente l’avantage d’être une alternative rassurante pour les mineurs en leur assurant les possibilités et opportunités de s’instruire, de se former et d’apprendre une activité qui facilite leur resocialisation. Comme alternative à la prison, il représente un centre éducatif semi-fermé pour la sauvegarde et l’insertion qui développe des dispositifs permettant de modifier considérablement les pratiques, les comportements des pensionnaires en leur inculquant le savoir-faire, le savoir-être et le savoir-vivre.

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