EFFETS LOCAUX D’UN CORRIDOR INTERNATIONAL COTONOUNIAMEY (AFRIQUE DE L’OUEST)
Abstract
L’impératif de la lutte contre la pauvreté rend nécessaire un accès facile des opérateurs économiques à la mer. La plupart des pays sahéliens et particulièrement le Niger mettent à contribution les ports de la sous-région ouest africaine dont celui de Cotonou pour le commerce international. Le territoire du Bénin, de ce fait, considéré comme un espace de transit à travers le corridor Cotonou-Niamey devient un enjeu de développement
socioéconomique.
Les investigations menées en milieu réel le long du corridor auprès des usagers et des populations riveraines, complétées par une revue de littérature sur les arrière-pays des ports ouest-africains, permettent d’aboutir à des résultats importants. Desserte naturelle du Niger et alternative du Mali, du Burkina Faso, du nord-Nigéria et du Tchad, le corridor affiche ces dernières années une hausse du volume de marchandises transportées par route, due non seulement à la compétitivité du port de Cotonou mais aussi au nombre de camions sur les routes. La traversée de ce territoire par les marchandises à destination et en provenance de l’hinterland a favorisé dans les noeuds la création d’activités connexes au transit et au transport international, au commerce local et des services. Ce qui
génère des revenus pour les populations et les communes. Cependant, l’insuffisance d’organisation des acteurs de transport, la multiplication de barrières le long du corridor et les prélèvements illicites, la corruption dans le secteur, les abus des agents de contrôle routier
sont des facteurs de contre-performance pour la voie béninoise.
