MORPHOLOGIE DES NOMS DE LA LANGUE « GBÈ » : UN PRINCIPE DE LEVIER PRINCIPAL DE LA COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN DURABLE

Abstract

exclusion, extrême pauvreté, manque d’instruction. Pour combler cette dernière qui forme le coeur de cible de ladite trilogie, les autorités ont fait tout un travail d’approche socioéconomique et sociolinguistique intégrée des actions à mener pour l’introduction des langues nationales dans le système éducatif formel. Malheureusement, cette approche globale est devenue depuis des décennies en Afrique francophone, et particulièrement au Bénin, un leitmotiv qui se répète comme des refrains, voire des slogans de la démocratie. Or, sa concrétisation requiert que les linguistes, notamment les spécialistes de la morphologie se placent à l’avant-garde de cette noble initiative. Aussi, la présente étude se propose-t-elle de faire le plaidoyer pour la morphologie des noms de la langue « Gbè » qui se veut un principe de levier principal en faveur de la communication pour le développement humain durable. Somme toute, l’étude accorde la plus grande priorité à la langue du milieu, véhicule privilégié du savoir et de la communication, réel support de la culture, base de tout développement durable et véritable moteur de tout progrès économique, politique et social. En substance, l’étude a permis d’établir deux grands types de noms à savoir : les noms simples dont on ne peut amputer aucun élément et les noms complexes qui sont des mots construits, formés à travers le processus de dérivation et de composition. Passer outre ces indications de morphologie, relatives aux noms simples et aux noms complexes, revient à biaiser ou à dénaturer le message et à compromettre purement et simplement tout développement humain durable.

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