Incontinence urinaire de la femme : quelle chirurgie en l’absence de prothèse ?

Abstract

Introduction : l’utilisation de bandelettes prothétiques, surtout sous-urétrales apparaît aujourd’hui comme le traitement de référence dans la prise en charge de l’IUE de la femme. Alors quelle peut-être l’alternative pour les praticiens qui ne peuvent accéder à ces prothèses en raison de leur coût élevé ? Objectif : rappeler les bons vieux procédés chirurgicaux et les techniques plus récentes n’utilisant pas les prothèses. Méthodologie : à partir d’une revue de littérature française appuyée d’expérience personnelle, une synthèse des techniques chirurgicales ne recourant pas aux prothèses est faite, en les distinguant en fonction de leurs principes (effet recherché), des voies d’abord, mais également en tenant compte pour leurs indications, du terrain, et du type d’incontinence et son importance.Résultats : certains procédés techniques n’utilisant pas les bandelettes prothétiques sont validés, avec des résultats fonctionnels satisfaisants et durables. L’intervention de Burch, de ce point de vue, qu’elle soit laparotomique ou coelioscopique, reste le « gold standard ». Les autres procédés ont leurs avantages et leurs inconvénients et leurs indications se discutent au cas par cas en tenant compte de paramètres individuels et de l’expérience du chirurgien. Conclusion : les procédés chirurgicaux n’utilisant pas les bandelettes sont d’une efficacité certaine mais d’exécution plus complexe et de durabilité plus limitée dans le temps comparativement à ceux utilisant les prothèses. Pour l’heure, ils restent l’unique alternative pour les praticiens des pays aux ressources limitées en attendant l’ère des prothèses à coût accessible.

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