Les pertes économiques dues à l’anthracnose de l’anacardier au Bénin
Abstract
L’anthracnose causée par Colletotrichum gloeosporioides est une maladie qui engendre de pertes de production de l’anacardier au Bénin. Cette étude vise à évaluer les pertes économiques en noix cajou occasionnées par cette maladie. Les données étaient collectées à l’aide d’un questionnaire administré à un échantillon de 84 producteurs de 12 villages à Savè (Centre du Bénin) et 126 producteurs de 13 villages à N’Dali (Nord du Bénin). Ces données étaient relatives aux caractéristiques sociodémographiques de l’enquêté, à l’expression de l’anthracnose, aux méthodes de gestion de la maladie, aux pertes de production, au rendement en noix d’anacarde, et au prix de vente par kg de noix d’anacarde. A Savè et à N’Dali, respectivement 98,68% et 100% des producteurs ont signalé la présence de l’anthracnose dans leurs plantations. Les pertes de rendement étaient de 316,95 kg/ha soit 72,19% à Savè et de 189,01 kg/ha soit 54,71% à N’Dali. En période de faible demande, ces pertes s’élèvent en moyenne à 68061 FCFA/ha/producteur à Savè et à 42316 FCFA/ha/producteur à N’Dali, tandis qu’en période de forte demande, elles équivalent à 221576 FCFA/ha/producteur à Savè et 135339 FCFA/ha/producteur à N’Dali. Au regard de ces pertes de production, il urge de développer des stratégies de lutte efficaces et compatibles à l’environnement contre cette maladie de l’anacardier.
