Variabilité pluviométrique et impact sur le bilan hydrique des sols sous culture d’ananas au Sud-Bénin
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Abstract
Le présent article examine les déficits hydriques aux quels l’ananas est soumis dans sa zone de production au Bénin.
De façon spécifique, il caractérise la variabilité de la pluviométrie et celle du déficit hydrique de 1951 à 2010 sur les sols du
Plateau d’Allada sous culture d’ananas. Cette caractérisation est basée sur les anomalies centrées réduites. Les ruptures sont
détectées par le test de Pettitt. La formule de Hillel a permis l’estimation du bilan hydrique et celle de Hazen, la fréquence au
dépassement de divers seuils de déficits hydriques. Les résultats prouvent que globalement, depuis 1980, les saisons
démarrent avec 5 à 25 jours de retard et se raccourcissent de 20 à 35 jours. En outre, les forçages atmosphériques ont plus
affecté les composantes du cumul pluviométrique que le cumul lui-même. Il en résulte une régression de la moyenne du
cumul annuel (4% à Niaouli et 8% à Ouidah) et un bilan hydrique moyen déficitaire bien que la moyenne pluviométrique
excède celle des besoins hydriques de l’ananas. Néanmoins, la qualité de la petite saison pluvieuse s’améliore ainsi, les
déficits hydriques de cette saison ont une tendance à la baisse contrairement à ceux de la grande saison. Les mois où le
déficit hydrique est plus marqué sont décembre, janvier et février, alors que les mois de mai, juin et juillet enregistrent les
plus faibles déficits hydriques sur l’année. Les mois de mars et avril semblent être les meilleurs pour l’installation des rejets.
Toutefois, la culture étant pluriannuelle, d’autres points restent à élucider, pour en assurer une alimentation hydrique optimale.
