Paysage linguistique du musée d’histoire de Ouidah et implications sociolinguistiques comme mémoire inaltérable de la traite négrière du Dahomey au Bénin

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Le paysage linguistique du Musée d’hitoire de Ouidah est plurilingue. Les différents écriteaux qui y sont identifiés sont trilingues : le français, l’anglais et le porutgais colorent ce paysage linguistique. La présence du français n’est pas surprenante ni étonnante. Le Bénin, ex-colonie de la France, a perpétué la politique linguistique héritée de la colonisation française mais n’a pas un passé historique très étroit avec les Anglais même s’il faut reconnaître leur contact avec le Dahomey après les Portugais et les Hollandais. La présence de la langue anglaise dans le paysage linguistique du Musée d’histoire de Ouidah n’est pas fortuite mais se justifie par un besoin communicationnel avec les visiteurs du Musée au regard de sa portée mondiale. A partir de son statut de la langue étrangère, nous parvenons à la conclusion que l’anglais facilite le contact avec les touristes qui viennent assouvir leur soif de curiosité à destination du Bénin et plus singulièrement au Musée d’histoire de Ouidah. La présence du portugais, quant à lui, au Bénin, résulte de la colonisation qui est à l’origine des emprunts du fↄn au portugais et ils constituent, de ce fait, des témoins inaltérables de la traite négrière du Dahomey au Bénin. Ces emprunts sont intégrés morphologiquement, phonologiquement et sémantiquement.

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