LA DYNAMIQUE DES RÉCITS DE VIE DANS LA LITTÉRATURE AFRICAINE

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L’autobiographie est-elle une forme d’emprunt, une de plus à laquelle la littérature africaine se prête volontiers, ne pouvant faire autrement que de se résigner, avec une adhésion sans réserve et sans nuance de la part des écrivains ? Tout interdit vise toujours à résoudre un problème, ou du moins, à l’éviter. Si l’usage du « moi » n’est pas expressément interdit, dans les sociétés traditionnelles africaines, il est du moins perçu comme inopportun, voire, blâmable, et on ne le blâmerait pas, s’il ne se posait pas de problèmes liés à l’autoreprésentation de l’individu. L’investigation de cette piste problématique conduit à découvrir que, avec le poids de la suspicion qui pèse sur lui, le « je », dans la littérature africaine, emprunte souvent le couvert d’énoncés moins subjectifs : le « il » ou le « nous ». Dans la relation des événements, la marge que les récits de vie accordent à la fiction, permet de noter un fonctionnement qui distingue radicalement l’écriture du moi en Afrique de l’autobiographie classique. La coexistence de plusieurs formes intimistes, avec des emprunts à la tradition orale, africaine concourt à dynamiser et à élargir l’horizon du genre autobiographique en Afrique.

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