Indicateurs Des Mutations Spatiotemporelle Et Démographique Dans La Commune De Sèmè-Podji
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Les villes tropicales au sud du Sahara, tout comme ailleurs dans les pays en développement, sont soumises de nos jours à un
défi majeur qui est celui de la gestion de l’espace et des ressources naturelles en adéquation avec le cadre de vie des populations en
croissance rapide. La présente recherche a pour but d’étudier les indicateurs des mutations spatiotemporelle et démographique dans la
commune de Sèmè-Podji au Sud-Est du Bénin.
Pour atteindre cet objectif, des méthodes d’analyse cartographique, statistique et des graphiques ont été utilisées pour le traitement,
l’analyse et l’interprétation des données (statistiques démographiques, modes d’occupations de sol, etc.). Les observations directes et les
entretiens ont été mis à contribution dans le cadre de cette étude. La statistique descriptive a été également utilisée. Au total, 341
personnes ont été enquêtées sur l’ensemble du territoire du secteur d’étude.
Il résulte de ce travail que de 1979 à 1999, les formations naturelles (FG, FD, FCSB, PE, ZS, FM, SOL NU) sont passées de 462,8 ha à
88,7 ha, soit une diminution de 67,83 % de l’ensemble du secteur de recherche. Cette diminution s’est faite au profit des formations
anthropiques (MCJP, MJC et PLAN,) qui sont passées de 7796,1 à 7926,2 ha soit une extension de 0,83 % et les agglomérations qui sont
passées de 43,5 à 105,7 ha. Toutefois, il est à constater que les marécages ont passées de 10380,5 à 14432,5 ha soit une augmentation de
4052 ha. Par ailleurs, la superficie des agglomérations passe de 1378,14 ha en 2019 à 2863,922 ha en 2030. Dans le même temps, les
mosaïques de cultures et jachères sous palmiers passent de 2245,14 ha en 1988 à 1610,68 ha en 2008 ; elle rechute à 1324,37 ha en 2018.
Ces données montrent que la superficie des cultures et jachères sous palmeraies diminue au profit de celle des agglomérations. Elles ont
connu une progression en l’espace de 11 ans.
Pendant la même période, les formations naturelles (FG, FD, FCSB, PE, ZS, FM, SOL NU, MAR) passent de 13659,8 ha en 2019 à
11080,39 ha en 2030 ; elles diminueront et atteigneront 2579,41 ha en 2030. Cela montre que les habitations sont de plus en plus
construites dans les espaces occupés par les formations naturelles. La densité du bâti a évolué de 0,002 ha en 1979, elle a atteint 0,005 ha
en 1999 et 0,060 ha en 2019. Cette densité ne cesse de croître au cours du temps et sera 0,125 ha en 2030. Il est à remarquer que dans la
commune de Sèmè-Podji, l’évolution des agglomérations demeurent le principal facteur de la dynamique de l’espace depuis les années
1979. Elle y restera toujours la principale cause des mutations territoriales jusqu’à l’horizon 2030.
Tout ceci a été à la base de l’installation des infrastructures structurantes qui ont aussi contribué à la croissance de plusieurs quartiers
dans le secteur d’étude. Ils sont également des facteurs explicatifs de développement du commerce de rue (selon les 65 % des enquêtés).
