Vulnérabilité et résilience des populations face aux inondations dans la ville de Bonou (Bénin)
Abstract
Le présent travail identifie et analyse les facteurs qui expliquent la vulnérabilité de la population de la ville de Bonou aux inondations, les mesures prises pour gérer les effets de ces inondations et retourner à une vie normale après leur survenance. Il vise à contribuer à une meilleure gestion des inondations dans la ville de Bonou.
La collecte des données s’est faite à travers les recherches documentaires, les observations directes sur le terrain et les entretiens avec les populations victimes et les personnes chargées de la gestion des inondations. Les outils utilisés au cours de la recherche sont la grille d’observation, les guides d’entretien et les questionnaires.
L’analyse des résultats obtenus révèle que les caractéristiques topographiques de la ville et les actions anthropiques sont les principaux facteurs qui rendent les populations de la ville de Bonou vulnérables aux inondations. Les effets de ces inondations se manifestent par des pertes d’habitations et de récoltes. Les cultures les plus vulnérables à la montée des eaux sont la patate douce (27,20 %) et le manioc (20,96 %). Ceci engendre une baisse des revenus des populations et l’augmentation des prix de ces produits. Les mesures prises par les populations pour lutter contre ces inondations sont encore rudimentaires : remblais des cours des maisons, construction des habitations sur des pilotis en bambou. L’aide des autorités centrales comme locales se limite à la distribution de moustiquaires imprégnées et de médicaments de première nécessité. L’élaboration et l’exécution d’un plan participatif d’actions préventives paraissent urgentes pour faire face efficacement aux dégâts identifiés.
