LA MÉLANCOLIE : NÉVROSE OU PSYCHOSE ? QUAND LA SYMPTOMATOLOGIE DE LA VIGNETTE CLINIQUE ÉTUDIÉE REND AMBIGU LE DIAGNOSTIC
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La présente réflexion sur l’ambigüité ou la complicité diagnostique de la
schizophrénie sur un terrain de deuil pathologique, vise à montrer que dans
la relation thérapeutique, ce qui importe n’est point le diagnostic, mais la
satisfaction des besoins immédiats du patient. Ainsi, sans déconsidérer
l’importance du diagnostic dans le traitement du patient, cette recherche
part d’un cas clinique atypique pour mettre en évidence les difficultés
diagnostiques qui conduisent à l’expectation, au traitement symptomatique
ou parfois à l’abandon du patient et de sa maladie. Les informations sont
recueillies par hétéro-anamnèse auprès des parents du patient et de son
entourage à l’aide d’une grille d’entretien clinique. De l’analyse des
données, il nous est apparu que les expériences de vie traumatique dont le
deuil augurent, lorsque le terrain est vulnérable et les circonstances de la
perte sont tragiques, une flopée de pathologies mentales dont la
schizophrénie qui elle-même est considérée, du point de vue culturel et
éthiopathogénique, comme une énigme, un mystère ou encore une maladie
réservoir. Aussi bien le deuil pathologique que la schizophrénie peut
présenter une symptomatologie plurielle qui complique le diagnostic et la
prise en charge du patient. Par ailleurs, au-delà des variances culturelles
qui biaisent la compréhension des pathologies mentales et
l’accompagnement du patient, les attitudes de l’entourage, les préjugées et
amalgames sur la maladie mentale, sont des facteurs de pronostic
défavorable. Au demeurant, dans l’expérience clinique, l’urgence n’est ni la
maladie, ni le diagnostic, mais les besoins du malade qu’il faut satisfaire à
tout point de vue.
