Résonances humanistes dans deux nouvelles de Jean Pliya : « L’homme qui avait tout donné » et « La palabre de la dernière chance »
Abstract
Que l’œuvre de Jean Pliya soit empreinte d’un profond humanisme, nul ne peut en disconvenir. Mais pour cet écrivain, catholique jusqu’à la pointe de la plume, qu’est-ce que l’humanisme ? Ce qui apparaît d’emblée à la lecture des Tresseurs de corde, c’est que l’humanisme, chez le romancier Jean Pliya, est cette propension à exalter l’homme et ses qualités humaines. Parallèlement, l’espace réservé à Dieu et à l’expression de la foi chrétienne dans le roman semble, comme par nécessité, rester plus discret pour les besoins de la fiction. C’est cependant dans les nouvelles qu’il nous a paru intéressant d’étudier ce phénomène en repérant les traces d’une inspiration humaniste dans deux nouvelles en particulier : « L’homme qui avait tout donné » et « La palabre de la dernière chance », choisies respectivement dans les recueils L’arbre fétiche et Le chimpanzé amoureux. À en croire les épigraphes, il s’agit vraisemblablement des deux nouvelles les plus chargées d’éléments humains au sens le plus noble et le plus altruiste du mot. Mais avec ce qu’une telle définition a de restrictif, quelles sont véritablement les dimensions de l’humanisme chez Jean Pliya ? Quelle en est la source ? La vocation d’écrivain visionnaire du nouvelliste ne l’appelait-il pas à autre chose qu’à une simple exaltation de l’homme à travers la création littéraire ? La sociocritique et la critique thématique selon Jean-Pierre Richard seront sollicitées pour tenter d’élucider la question.
