CARACTÉRISATION DES RISQUES DE SÉCHERESSE DANS LE DOMAINE SUBÉQUATORIAL DU CENTRE-BÉNIN
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La sécheresse est un état relatif plutôt qu’absolu qui se produit aussi bien dans des zones à fortes précipitations
que dans des zones à faibles précipitations, et sous presque tous les climats. Cette étude vise à caractériser les risques de
sécheresse en domaine subéquatorial du Centre-Bénin et plus précisément dans la Commune de Bohicon.
Les données climatologiques (pluie, ETP, température) sur la période allant de 1971 à 2015 et les données liées aux
conditions de vie et activités économiques sont utilisées pour déterminer les principaux facteurs à l’origine des risques de
sécheresse dans la commune de Bohicon ; les aléas qui y sont liés et pour faire l’analyse cartographique des secteurs
vulnérables ; du diagramme de vulnérabilité ; de la matrice de sensibilité et de criticité des risques de sécheresse. L’analyse
fréquentielle des évènements extrêmes de sécheresse a permis de déterminer les tendances climatiques de la Commune.
L’Indice de précipitation standardisé (SPI – Standardized Precipitation Index) et l’Indice SPI mensuel sont utilisés pour
caractériser les risques de sécheresse météorologique, agricole et socio-économique de la commune de Bohicon.
L’analyse des résultats a révélé que les facteurs naturels et anthropiques sont à l’origine des risques de sécheresse dans la
commune de Bohicon. Par ailleurs la commune est caractérisée par trois types de risques de sécheresse. Il s’agit notamment
des risques de sécheresse agricole, météorologique et enfin les risques de sécheresse socio-économique. Elle a connu trois
périodes de sécheresse celle des années 1976 et 1977, celle de l’année 1982 qui a duré 6 mois et celle de 1992 à 1994 sur la
période normale considérée ; dont l’année 1977 est la plus remarquable. Cette situation constitue un aléa qui affecte la
production agricole et donc le développement local. Les zones à faible risque couvrent 9,6 % ; les zones à risque fort
occupent 17,76 % ; celles à risque moyen 69,5 % inversement aux secteurs à risque très faible qui constituent les 3,14 % de
la superficie communale. Face à ce constat, 92 % de la population développent des stratégies endogènes et institutionnelles
pour augmenter leurs résiliences et amoindrir les risques de sécheresse.
