Exploration des difficultés d’élèves de quatrième à propos du concept de la résultante de forces au Bénin
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Le concept de force est introduit dans l'enseignement-apprentissage de la
physique au collège à partir de la classe de quatrième au Bénin. Cette présentation s’appuie
sur une étude qui vise à comprendre comment le concept de résultante de forces est utilisé par
quelques élèves de cette classe. Des recherches antérieures dans des contextes non africains
ont révélé que des conceptions erronées se manifestent de façon assez massive chez les élèves
au cours de l’apprentissage de la mécanique. Le concept de force comme modélisation d’une
interaction est difficile à concevoir pour certains élèves, notamment parce qu’on donne à ce
vocable un grand nombre de sens différents dans le langage courant. En examinant les
instructions officielles, l’organisation scientifique relative au concept de la résultante de
forces semble être transparente dans les programmes de mathématiques et de sciences
physiques en classe de 4 ème . Le contenu également semble aller de soi.
Mais quelle est la nature ou l’origine des difficultés des apprenants de la classe de
classe de 4 ème à propos du concept de résultante de forces? En d’autres termes qu’est-ce qui
explique les difficultés des apprenants de la classe de 4 ème à propos du concept de résultante
de forces?
Notre démarche méthodologique se décline en deux phases. Dans une première étape,
les sujets de notre étude, ont été invités à répondre individuellement et par écrit à un
questionnaire papier-crayon qui contient trois situations de même classe au sens de Vergnaud.
Dans une deuxième étape, ces sujets ont passé des entretiens individuels pour expliciter leurs réponses et présenter le sens qu’ils donnent à la résultante des forces. Chaque entrevue,
réalisée à l’aide d’un guide a duré environ une demi-heure.
La théorie des champs conceptuels de Vergnaud (1990) nous a permis d’appréhender
des raisons qui pourraient expliquer l’échec des élèves interrogés dans l’utilisation du concept
de résultante de forces sur des situations semblables que nous leur avons proposées. Cet échec
de nos sujets semble d’origine didactique et épistémologique.
Cette étude pourrait ouvrir une voie visant à mieux comprendre les difficultés des
élèves en mécanique de façon générale dans un contexte africain.
