Etude ethnobotanique et usages mécaniques du rônier (Borassus Aethiopum mart) au Bénin.
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Cette recherche a été effectuée sur la base d’une fiche d’enquête où paysans exploitants du bois rônier, conservateurs du musée d’histoire du Sud Bénin, propriétaires d’habitations construites avec le bois de rônier ont été interrogés. Un large éventail de bâtiments dont la construction a connu l’usage du bois de rônier ont été expertisés.
A l’issue de l’enquête menée, un livre de code a été élaboré et a servi au dépouillement des données qui ont été analysées avec le logiciel Microsoft Excel 2007.
Dans la zone d’étude, les critères de reconnaissance de l’espèce sont identiques d’une commune à une autre et le seul taxon disponible est le Borassus Aethiopum Mart.
Par ailleurs, la question de la disponibilité de l’espèce dans la zone d’étude conduit à des avis partagés: 56,5% des personnes questionnées ont témoigné qu’il existe encore de grands peuplements de rônier et 43,5% ont témoigné que l’espèce est en voie de disparition. La structure de ces peuplements a été étudiée à travers leur densité et leur surface terrière. Les surfaces terrières moyennes sont de 2,1 m2/ha à Savè et de 1,9 m2/ha à Ouidah. Ces faibles pourcentages s’expliquent par la pression exercée par les populations locales sur les peuplements.
Les résultats montrent que 47,5% des bâtiments dans lesquels le rônier est utilisé ont plus de 50 ans d’âge, 24,9% ont entre 25 et 50 ans d’âge et 27,6% ont au plus 25 ans d’âges dans l’ensemble de la zone d’étude. Les bâtiments ayant plus de 50 ans d’âge témoignent que l’utilisation du bois de rônier dans la construction des bâtiments date d’assez longtemps. La rareté de l’espèce dans la zone d’étude est justifiée par sa forte utilisation dans la construction pendant l’époque coloniale. Dans la construction des bâtiments de la zone d’étude, il est abondamment utilisé comme poutre de plancher ou de solivage pour faux plafond (70,4%) et linteau au-dessus des baies (74,3%), comme cadre des baies de portes et de fenêtres (46,1%) et quelque peu comme poteau de structure (14,7%). Ces résultats sont en conformité avec ceux obtenus dans les pays de la sous-région.
L’évaluation du degré de sollicitation des poutres dans les bâtiments déjà construits révèle qu’elles sont sous exploitées. Le surdimensionnement constaté peut varier entre 60 à 70 %.
