« Interdiscursivité entre les romans Les Cloches de Bâle et Les Voyageurs de l’impériale de Louis Aragon »
Abstract
Très tôt, Barthes attirait l’attention sur la pluralité sémantique du texte littéraire. Et depuis, la théorie de la lecture, dont il est l’un des précurseurs, a fait du chemin. En relisant donc Les Cloches de Bâle et Les Voyageurs de l’impériale de Louis Aragon, on découvre qu’on peut transcender la réception traditionnelle que l’histoire littéraire donne, pour atteindre le pont interdiscursif jamais soupçonné qui relie les deux romans. A l’analyse, ils se recoupent sur le thème de la finitude humaine. Nous consacrons cette étude au déploiement de cette macroisotopie, en insistant sur le drame de la vieillesse, l’impasse de la communication, et la condition humaine. Ce faisant, on ressent la posture de ces deux romans vis-à-vis des sujets occupant le champ littéraire en France après les deux grandes Guerres.
